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 In a perfect world, this could never happen | Jason

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MessageSujet: In a perfect world, this could never happen | Jason   Mar 23 Aoû - 19:34




    « Il y a un certain point dans la vie où tout paraît plus étroit. Des choix ont été faits, il ne reste plus qu'à continuer. »
Casse-toi alors, pense Sixtine en déposant la moitié sa recette de la veille sur le bureau du patron. Il est seize heures. Le bar est complètement vide. Normal, la boîte est fermée jusqu’à vingt-et-une heure. C’est le moment propice. Adam dort dans l’arrière-boutique, les autres filles ne sont bien évidemment pas là. Tout est calme. A côté des billets, elle dépose une petite enveloppe dans laquelle elle a écrit une lettre au patron. Une lettre courte et concise. « Je pars. Désolée de faire ça comme une voleuse mais tu ne m’aurais pas laissée faire autrement. Je ne suis pas très douée pour les adieux… Six. » Pas de quoi en faire tout un drame. Une lettre, ou plutôt un mot, qui va sûrement mettre Adam hors de lui. Elle devrait partir, maintenant, mais pas avant d’avoir récupérer ce petit bout de papier qu’elle a scotché à l’intérieur de son casier dans les vestiaires où elle et toutes les filles se changent. A pas de loup, les pieds enfoncés dans de confortables sneakers, elle retourne dans le vestiaire juste à côté de l’arrière-salle. La porte claque légèrement à cause d’un courant d’air et fait grimacer Sixtine. Prier pour que le patron ait le sommeil profond. Avec le plus de précautions possible, elle ouvre la porte de son casier, qui grince désagréablement. La discrétion n’est pas son fort dirons-nous. Sans attendre, elle récupère le papier où est inscrite l’adresse de celui chez qui elle veut se tourner. Son grand idiot qui lui a promis un soir de la sortir d’ici quand elle lui demanderait. C’était le moment où jamais.

Sans faire attention, elle referme bruyamment le casier et sort comme une bombe du vestiaire. Adam l’attend devant son bureau. Elle ralentit ostensiblement le pas. Ce froncement de sourcil n’augure rien de bon. Effectivement, à peine est-elle arrivée devant lui qu’il attrape le papier qu’elle tenait encore dans ses mains mais n’y jette pas le moindre coup d’œil, comme s’il l’avait déjà vu auparavant. Il se contente de lui demander où elle va. Un bref regard discret à son bureau lui permet de remarquer qu’il n’a pas encore ouvert l’enveloppe. Il ne doit pas être encore entré. Alors elle lui dit qu’elle va simplement se promener un peu et lui promet d’être rentrée comme tous les soirs. Son sourire quand elle le quitte, elle le trouve trop crispé mais est incapable de se détendre. Il la suit jusqu’à la sortie, jetant au passage sa note dans une poubelle à l’entrée, et l’observe alors qu’elle disparaît au tournant. Une fois hors de vue du patron, elle se met à courir à toutes jambes. Tant pis pour l’adresse, elle sait où aller. Seulement, qui a dit qu’il était facile de s’introduire dans une université quand on n’en fait pas partie ? Une fois arrivée au pied de l’établissement, elle ne rentre pas par la porte principale, préférant nettement escalader le mur d’enceinte en pierre de cinq mètres de haut. On ne sait jamais. Elle n’est jamais entrée dans l’université si bien qu’elle a un peu de mal à trouver le bâtiment des dortoirs. Enfin, elle aurait eu du mal si une grande pancarte en bronze n’indiquait pas « Dortoirs » au-dessus de la porte d’entrée. Pas moyen d’entrer là aussi, il y a un surveillant dans le hall. Il ne la reconnaîtrait pas. Et il est déjà dix-sept heures passées.

Sixtine fait donc le tour du bâtiment, cherchant désespérément une porte de secours, ou… une échelle ? C’est une bonne idée, ça l’échelle. Une bonne idée si on oublie le vertige. Il lui a dit un jour qu’il avait une chambre au dernier étage. Elle frissonne. Trois étages à grimper, c’est-à-dire entre quinze et vingt mètres sans sécurité. Mon dieu. Prenant son courage à deux mains et surtout une grande inspiration, elle glisse son sac autour de son bras jusqu’à son épaule, et commence à grimper. Ne pas s’arrêter. Ne pas regarder en bas. C’est ce qu’on lui a toujours dit. Elle est presque arrivée au dernier étage quand elle s’arrête pour souffler. Elle est montée à une vitesse folle. Incapable d’y résister, elle se tourne et baisse les yeux. Le sol lui apparaît tellement loin et elle se sent tellement instable qu’elle se raccroche fermement aux barreaux de l’échelle et ferme les yeux. Des gouttes de sueur coulent dans son front et malgré toute la bonne volonté du monde, elle n’arrive pas à reprendre son ascension. Morte de peur, elle se met à pleurer à grosses larmes, sans un bruit. Un froissement de tissu provenant d’au-dessus d’elle la fait sursauter. Elle lève la tête et ouvre les yeux. Il y a quelqu’un là-haut sur le toit. Son cœur se serre. Combien de temps devra-t-elle rester ici en attendant le départ de cette personne ? Peut-être que si elle monte discrètement, elle pourra arriver par derrière et entrer inaperçue. Lentement, elle se décolle de l’échelle et reprend son ascension, tremblant de peur. Plus elle se rapproche, plus elle reconnaît cette silhouette à la rambarde. Alors, d’une voix hésitante et tremblante, elle appelle :
    « Ja… Jason ! En bas ! Jason ! »
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MessageSujet: Re: In a perfect world, this could never happen | Jason   Mar 23 Aoû - 21:29

La journée débuta comme toutes les autres journées, je me suis levé à la même heure que tous les autres matins, puis je me suis rendu à l'hôpital où j'ai pris mon service comme interne. Après avoir franchi le hall, je me dirigeai vers les vestiaires où je pus enfiler ma blouse blanche. Enfin changé, je filai à présent vers mon service, la cardiologie. La journée passa assez vite, plusieurs altercations avec ce bon vieux Jackson fit passer le temps un peu plus vite, puis plusieurs visites médicales, des rencontres avec de jolies patientes. Une journée tout à fait normal en quelque sorte. A la fin celle-ci, c'est à dire vers 16h00 heure à laquelle où mon service se termine, je me dirigeai de nouveau vers les vestiaires pour comment dire, mettre des vêtements plus adéquate enfin plus adéquate pour le civil, parce que la blouse blanche à l'extérieur de l'hôpital c'est pas super. Dix minutes plus tard, j'étais dans la rue, attendant un taxi qui se faisait attendre, un énième signe de main, et un taxi se plaça juste devant moi, enfin installer, je précisai au chauffeur ma destination. Il était à présent 16h15, la journée était fini, j'allais enfin pouvoir souffler de cette pression sur mes épaules. Je passai 30 minutes dans ma chambre, mais étant seul je m'ennuyai assez vite, et je décidai donc d'aller sur le toit afin de prendre l'air. Je me reposai sur un des sièges, quand soudain j'entendis du bruit, curieux je me levai du siège et m'avançai vers la source du bruit. Quand soudain j'entendis quelqu'un appeler "Jason". Je m'avançai de quelques pas encore et je reconnu mon amie Sixtine, elle avait l'air paniquée, pas dans son état normal. J'allai à son aide, je lui tendu ma main afin de l'aider à grimper les dernières marches qui la séparait de la terre ferme.

" Sixtine, tout va bien?"
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MessageSujet: Re: In a perfect world, this could never happen | Jason   Mer 24 Aoû - 17:10

Au plus elle se rapproche, au plus elle est sûre d’elle. C’est bien Jason, là-haut, accoudé à la rambarde qui l’empêche de tomber dans le vide. Au début, il ne regarde pas en bas. Logique. Quel garçon s’attendrait à voir la prostituée – appelons un chat un chat – avec qui il prenait parfois rendez-vous débarquer à l’université et monter jusqu’à sa chambre par l’échelle de secours du bâtiment ? Ne répondez surtout pas tous en même temps, ça risquerait de vous casser simultanément les bras. On ne sait jamais. Ce n’est qu’après qu’elle l’ait appelé une seconde fois en lui indiquant qu’elle se trouvait en bas, presque sous ses pieds, qu’il se décide enfin à baisser les yeux. Elle aperçoit de là où elle se tient ses grands yeux noisette s’écarquiller. Ces grands yeux dans lesquels elle s’est tant de fois plongée pour oublier tout le reste. Elle pouvait rester plusieurs dizaines de minutes à le fixer sans ciller, sans un mot, jusqu’à ce que l’un des deux rompe le contact et qu’ils s’écartent en souriant. La plupart du temps, c’est Sixtine allongée sur lui, les mains croisées sous son menton, à le dévorer des yeux. Elle pouvait le regarder n’importe quand. Surtout quand il se mettait à penser, ou rêver, et qu’elle était allongée à côté de lui, pouvant l’observer à loisir. Même si elle n’avait pas à se plaindre de ses clients, Jason étaient inhumainement beau. Il a une sorte d’aura qui l’entoure, une aura mystérieuse et c’est sans doute ça qui fait tout son charme.

La jeune femme est cramponnée au troisième barreau avant la fin de l’échelle, de nouveau incapable de tendre une main pour prendre appui sur le rebord et se hisser sur le toit. Sur la terre ferme, le plancher des vaches. Un bien grand mot compte tenu de la hauteur à laquelle ils se trouvent, bien loin du vrai plancher des vaches. Heureusement, son sauveur personnel est là et bien là. Il s’approche, s’agenouille au bord du vide. Elle a un instant d’hésitation et si à cause de son poids, elle le faisait basculer ? Elle s’en voudrait toute sa vie. Alors quand il lui tend la main, elle hésite un peu avant de la lui prendre. Mais une fois que leurs mains se rejoignent, Sixtine s’y accroche comme à une bouée de sauvetage. C’est presque tout seul qu’il la hisse sur le béton car elle tremble trop pour arriver à coordonner ses gestes. Ils se retrouvent tous les deux assis sur le toit, mais leurs mains ne se sont pas séparées. A force de trembler, la blondie se laisse tout doucement tomber sur le côté. Son souffle est court comme si elle venait de courir le cent mètres en donnant tout ce qu’elle avait, ses vêtements en pagaille et ses cheveux cachent son visage. Sa main tient fermement celle de Jason. Elle ne veut pas la lâcher. Si elle la lâche, qui viendra la sauver à nouveau ? Alors quand il lui demande si tout va bien, elle lâche un soupire entre le râle et le sanglot s’échapper de ses lèvres. Quelle question.
    « Non, tout ne va pas bien. Jason, j’ai besoin de toi… »
Avant de continuer, la jeune femme prend une grande inspiration, comme pour se donner du courage, et se relève lentement. Ses bras la soutiennent à peine. Elle a enfin trouvé le courage de lâcher la main de son ami et de se traîner un peu en avant afin que ses jambes ne soient plus au-dessus du vide. Sans doute doit-elle avoir l’air pathétique à se traîner sur les genoux jusqu’à Jason, s’arrêter à côté de lui et laisser sa tête retomber sur son épaule. D’une main hésitante, elle s’écarte les cheveux du visage.
    « J’suis partie… du bar… partie… Je… je peux pas rentrée chez moi sinon, il va me retrouver… J’ai peur… Héberge-moi… je t’en prie… »
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