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 Dites, j'ai une question, elle est où la caméra cachée à cet instant?

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MessageSujet: Dites, j'ai une question, elle est où la caméra cachée à cet instant?   Mar 19 Juil - 10:59



Tyler and Lexie . . .

"Nous sommes presque sept milliards d’humains sur terre! Pouvez m’expliquer alors comment mon prof de littérature et un coup d’un soir datant d’à peine de deux jours sont une seule et même personne ? Pour ma part je vois pas, à part une malchance maladive, je ne vois pas ! Du coup, je me dis qu’il serait sans doute préférable de changer de voix… Scientifique, impossible? Je déteste les maths! Ah je sais, clocharde sous un pont avec une petite étiquette disant “Une petite pièce s’il vous plait! J’ai raté ma vie à cause de mon prof de Litté avec qui je me suis envoyée en l’air un soir de fête alors que je ne le connaissais même pas“ Pire que classe !! "

J’étais merveilleusement bien, assise sur ce qui ressemblait à un fauteuil de nuage, je regardais en dessous de moi, j’étais dans le vide et je flottais à plusieurs mètres au-dessus de la surface, je n’avais pas peur, mais au contraire j’étais dans un état de relaxation extrême. Les minutes s’étiraient et se défaisait lentement, si bien que j’avais perdu toutes notions de temps. Je n’aurais su dire combien de temps, j’étais restée à observer avec une extrême concentration ce qui ressemblait à deux enfants se chamaillant. Je venais seulement de comprendre ce que j’observais depuis tout à l’heure. Maintenant, j’entendais distinctement leurs voix, ils se chamaillaient certes mais le ton de leurs voix montraient que ces deux là s’aimaient plus que tout et que cette broutille était sans importance, mais prenait plutôt la forme d’un jeu comme aurait pu le faire deux jeunes lions. Le garçon était plus vieux de quelques années que la fillette qui avait des cheveux blonds extrêmement longs par rapport à son âge ! Mais quelque chose avait changé, les nuages si blancs quelques minutes ou quelques heures auparavant, étaient devenus sombres, si sombres que les deux enfants s’étaient levés et se tenaient l’un contre l’autre, car quelque chose se préparait. Je ne savais pas ce qui se passait, mais cela me remplissait d’angoisse, j’avais replié mes jambes sous moi et je tenais ma tête entre mes mains, avant d’être prise de spasmes. Je m’obligeai à rouvrir les yeux pour ne pas perdre de vue les enfants. Ils n’étaient plus seuls, deux adultes se trouvaient à leurs côtés, un homme et une femme, leurs parents sans doute ! Mais, ceux-ci s’éloignaient, il était maintenant à plusieurs mètres des enfants et ils leurs faisaient des signes de la main, un sourire aux lèvres, ils étaient heureux de partir ! Puis ce fut au tour du garçon… Petit à petit, il disparaissait, son image devenait floue, on apercevait ce qui se trouvait derrière, du vide, le néant, rien. Bientôt, la petite fille resta seule et je compris que c’était moi, elle se tenait dans la même position que j’avais adoptée, mais ce n’était plus une petite fille, c’était une femme, une jeune femme, qui vieillissait à vue d’œil, ses cheveux blonds étaient maintenant blancs et contrastaient avec ce qui l’entourait, des nuages noirs comme l’encre… Elle était seule, elle se tenait toujours la tête entre les mains, les spasmes que j’avais ressentis tout à l’heure étaient en fait des sanglots, elle pleurait, je pleurais, car j’étais seule, seule, il n’y avait personne que le néant, j’étais seule… SEULE…

… Retour à la réalité, je refuse d’ouvrir les yeux, j’ai peur de revoir cette scène, si souvent présente, le même rêve depuis des années... Je le connais par cœur, mais à chaque fois, je ne peux empêcher la fin, car je ne peux pas réagir, je suis coincée dans ce rêve, qui n’est autre que la réalité, une esquisse de ce que je peux ressentir depuis ma naissance… Mes yeux s’ouvrent enfin, j’ai enfin retrouvé mes esprits, le rêve a pris la place que je lui destine à chaque fois, une place de mon cerveau, la plus reculée, un bloc de béton qui se referme sur lui et qui l’empêche de venir me harceler de nouveau, enfin pour un temps seulement !

Ma main sort de la couverture, je sens la fraîcheur qui s’accroche à ma peau et frissonne, j’ai dû laisser la fenêtre ouverte hier soir ! Je peine à trouver ce que je cherche, mon visage se fronce d’agacement, c’est une journée noire qui commence ! De toute façon, c’est toujours une journée noire après ce rêve. Ah ben enfin, le voilà ce maudit téléphone, je le déverrouille méthodiquement avant de l’approcher de ma tête qui se redresse pour voir ce qui m’intéresse, quelle heure est-il ? Au vue de la lumière dans la pièce, je vais surement ne pas tarder à me lever pour aller en cours… En effet, il est 7h56… 7h56 ? Impossible ! Je ferme les yeux, les rouvre, regarde à nouveau… 7h56 … Et merde ! Quand je vous le disais que c’était une journée qui s’annonçait bien ! Je me redresse dans mon lit, saute à moitié pour enfiler mes chaussons et me lève d’un bond pour aller vers ma penderie. Dans ma tête tout s’active, il me reste exactement 14 minutes, peut-être 13 maintenant, pour me préparer, manger (tant pis pour le miam, je crois !) et aller dans l’amphi où je dois suivre un cours plutôt matinal certes, mais un cours important tout de même et que je ne dois pas manquer en Litté, le premier de l’année, enfin de mon année étant donné que j’ai rejoint les cours en cours de route ! Mais pourquoi, je parle, moi ? Je ferais mieux de me chercher des habits ! C’est alors que je pense à ceux de la veille ! Impossible, ils sont complètement morts pour l’instant, me rappelant alors les tâches causées par un cocktail alcoolisé bien sûr, qu’on m’a renversé ou que j’ai renversé dessus ! Au moins une chose positive, je n’ai pas la gueule de bois… fin je crois, car pour l’instant, je suis encore à moitié endormie ! Je suis le genre de personnes qui même une heure après s’être réveillée, on l’impression d’être encore dans leur lit tellement leur esprit est embué et surtout aujourd’hui !

J’enfile rapidement un slim noir quelque peu délavé et troué à de multiples endroits ainsi qu’un t-shirt noir Redskins, le modèle Sentinel Heritage, beaucoup trop grand pour moi… Qu’est ce qui fait là celui-là d’ailleurs, il n’appartient pas à Jared ? Bon tant pis, ça suffira pour aujourd’hui ! Je fonce au lavabo me passer un coup d’eau sur le visage et me brosser les dents… Très logique comme ordre, mais bon, ce n’est pas grave, il doit me rester sept minutes à présent. Je me redresse, jette un coup d’œil à ma tête, très sexy si j’étais un cadavre qu’on venait de déterrer, bon coup de crayon et mascara et c’est bon histoire de combler les dégâts ! Mes cheveux tiendront le coup, ils ondulent et tombe négligemment sur mes épaules jusqu’à ma poitrine, me donnant un style artiste bohème, super ! Mais enfin quelle idée de faire la fête un soir de semaine, qui plus est la veille d’un premier cours ? C’est déjà du grand n’importe alors que ça doit faire trois jours que j’ai intégré officiellement BI ! Ma chambre le prouve, un carton traîne encore dans la pièce posé par terre près de ma penderie. Je manque d’ailleurs de m’empâter dedans lorsque je passe, énième juron de la mâtiné fin de ces dix dernières minutes ! Je fonce vers le couloir, je tâtonne mes poches à la recherche de mes clés pour fermer ma porte… Et merde ! Je rouvre la porte, les prend sur ma table de chevet, referme la porte, ferme à clé. Me tourne remarque une fille brune, un sac sur son épaule… Double merde ! Je rouvre la porte, prend un sac par terre, pas mon sac de cours, mais tant pis, je donne au moins l’illusion de pas venir les mains dans les poches et refais le même manège que tout à l’heure et peut enfin partir ! Ouf, il doit me rester deux trois minutes tout au plus, c'est-à-dire, mission impossible puisqu’il faut au moins cinq minutes pour aller jusqu’à l’amphi, en temps normal c'est-à-dire quand on connait les lieux. Je suis pas autant accro d’habitude aux cours et ça ne sera surement pas mon premier retard, mais j’aurais aimé faire au moins bonne impression lors du premier cours, tout au moins, mais bon comme ça le prof saura à quoi s’attendre avec moi ! Relativise Lex’ ! Je prie alors pour que mon sens de l’orientation ne bug pas ce matin et je descends quatre à quatre les escaliers.

Enfin ! Après quelques minutes, j’atteins enfin l’Amphi, le numéro 1 je crois, cours de Litté avec Mr Hopkins, c’est à ce moment que je remercie mes très chers parents pour le seul cadeau qu’ils m’ont offert, une mémoire photographique bien pratique dans ce genre de situation et qui permet de retenir son emploi du temps en un coup d’œil ! La porte est encore ouverte, je m’engouffre à l’intérieur, je dois avoir trois ou quatre minutes de retard ! Les élèves présents sont presque tous assis, sauf quelqu’un qui traînent encore endormis sans doute ou retardataire comme moi… Mais bizarrement tous les regards se posent sur moi, vous êtes sûrs que je ne peux pas redire merde là ? Bon tant pis ! Je jette un coup d’œil rapide au prof, mes yeux voulant lui dire « Désolé du retard mon vieux, c’est la jeunesse qui veut ça ! » et je monte les escaliers pour trouver une place, la première possible, au troisième rang en bout de rangée. Ouf posée ! Je ne prends même pas la peine de sortir mes affaires de toute façon je ne les ai pas, mon sac contient peut-être encore un ticket de la boîte d’hier mais je doute de l’utilité ! Et puis vous n’allez quand même pas croire que je vais copier mes cours ! Haha tous à fait mon style ! C’est certain !

Je redresse alors la tête vers le prof, pour l’observer plus longuement histoire de voir si c’est le genre de prof où on peut dormir tranquille ou si c’est celui où on peut toujours dormir mais il est plus sage de prendre ses précautions pour se cacher! Sauf que pas le temps de réfléchir car je manque à peine de tomber du banc ! Je cligne des yeux, hébétée, c’est quoi cette blague encore ? Je connais Mr Hopkins, enfin sous un autre nom Tyler, dernière conquête en date, il y a peine deux jours, plutôt bizarre que je me rappelle de son prénom d’ailleurs ! Je reconnais cependant très bien ce visage, plutôt mignon le monsieur ! Mais dans ce contexte, beaucoup moins attirant, carrément répugnant ! J’exagère peut-être, mais je comprends mieux d’où me vient le sentiment d’être dans une mauvaise journée ! Je sens que l’année va être longue… longue… longue… Vous vous imaginez vraiment suivre les cours d’un type avec qui vous vous êtes envoyés en l’air alors que vous n’étiez pas spécialement dans votre été habituel et lui aussi ? Je me mordis alors la lèvre d’agacement, c’était le dernier truc dont j’avais besoin…
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MessageSujet: Re: Dites, j'ai une question, elle est où la caméra cachée à cet instant?   Dim 7 Aoû - 20:09

Je jetai un bref coup d'œil à ma montre, il était 16h30. Plus qu'un seul cours à donner aujourd'hui et j'aurais enfin la paix. Je finis d'une traite ma tasse de café - j'avais toujours trouvé cette boisson franchement dégueulasse mais on ne distribuait pas de la Tequila dans la salle des profs - et j'avais levé mes fesses pour me rendre dans la salle où je devais donner cours. J'avais baillé sans élégance mais j'avais malgré tout pris la peine de mettre ma main devant ma bouche avant qu'un prof d'histoire grincheux ne vienne encore me dire que je ne donnais pas l'exemple avec mon attitude. C'est ça, vieux bouc, va faire ton plein de caféïne et va emmerder quelqu'un d'autres. Enfin, ça, je m'étais abstenu de le lui dire mais sincèrement, mes lèvres avaient pris feu. Cette pensée me fit sourire. Une main se posa alors sur mon épaule et me fit sursauter. Je me retournais précipitamment, m'apprêtant à lancer un regard plein de haine à l'innocente créature qui avait osé me toucher. Je me souvenais vaguement de son visage. C'était une nouvelle prof, il me semble. Plutôt mignonne mais je n'étais pas d'assez bonne humeur pour me montrer courtois.

« - Qu'est ce que tu veux ?
- Euh... rien, je... j'ai croisé le directeur et il m'a dit de te dire que tu donnais cours dans l'amphithéâtre demain matin, dès la première heure et... vu que tu oublies souvent ce genre de choses, d'après lui, ben...
- Ah ouai, c'est vrai. Bah... merci. C'est tout ?
- Oui. Enfin, non... ça te dit de boire un verre avec moi ce soir ?
- Pourquoi pas. J'ai fini dans une heure, je peux t'attendre si tu veux.
- Oui, oui. C'est parfait. »

Lorsque je lui avais souri, elle avait rougi comme une tomate et j'avais trouvé ça tout à fait pitoyable. J'étais sorti de la salle des profs en ricanant pour me rendre à mon dernier cours qui s'avéra être un réel supplice. La sonnerie retentit comme une réelle libération. Je quittai BI sans me retourner lorsque je me souvins que je devais attendre cette prof de tout à l'heure. Heureusement pour moi, elle se tenait debout à coté de ma moto, un sourire pincé dessiné sur les lèvres. Tant mieux, j'aurais été incapable de patienter plus longtemps. Je m'approchais d'elle et lui fit un clin d'œil avant de chevaucher la moto. Elle s'exclama aussitôt:

« - Tu ne mets pas de casque ?!
- J'en ai pas. Mais si tu dis rien, je dis rien, ok ?
- Tu rouleras doucement ?
- Promis. »

La bonne blague. Elle grimpa malgré tout derrière moi et je la sentis s'agripper à ma taille de toutes ses forces lorsque je tournais au coin d'une rue. À mourir de rire. Je la ramenais finalement chez moi et je l'obligeais à se nourrir de pizzas surgelées. Je suppose que c'était à des années lumières de son idée de repas romantique en amoureux mais elle sembla malgré tout être charmée vu qu'il me fallut moins d'une heure pour la mettre dans mon lit. Elle s'endormit finalement en me serrant contre elle. Attends, on a juste couché ensemble, on est pas marié. Je me crispais mais je fus finalement emporté par le sommeil moi aussi.

« - Tyler ? Tyler ? Réveille-toi, il est 7h30.
- Mmh...
- Tyler !
- Quoi, bordel ?!
- Il est 7h30 !
- Et alors ?!
- Tu vas encore être en retard. Moi, je m'en vais.
- Si tu veux... »

La jeune femme était sortie de l'appartement en claquant la porte pour me montrer son mécontentement mais sincèrement, c'était le cadet de mes soucis. D'ailleurs, bon débarras. Je me retournais dans mes draps puis je me souvins soudain pourquoi elle m'avait dit que j'allais encore être en retard. Je soupirais et je me levais quand même, à contre coeur, pour enfiler une chemise blanche, un jean et une veste de costume noire. Je sortais de l'appartement, les clefs dans ma poche et je descendis tout en bas de l'immeuble. La prof qui m'avait servi de coup d'un soir - je pense qu'elle s'appelait Lucy - attendait là, sur le trottoir. Curieux, je lui demandais:

« - Qu'est ce que tu fous là ?
- J'attends le bus.
- Tu peux attendre longtemps.
- Tant pis. »

Je n'avais pas envie de tenter de la convaincre. Après tout, c'était son problème. Quelques minutes plus tard, j'étais à BI, à l'avance même, pour une fois. Je me rendais déjà dans l'amphithéâtre et lorsque la sonnerie retentit, une masse d'élèves s'engouffra aussitôt dans la salle. Ils s'installèrent dans un brouhaha désagréable et je commençais déjà à les compter. Il en manquait un. Je décidais d'attendre un peu lorsqu'une jeune femme fit son entrée. Tous les élèves la fixèrent descendre les marches en chuchotant. D'ailleurs, sa tête me disait quelque chose... Mais je devais reprendre mon rôle de prof:

« - Vos gueules, les mouettes. C'est par ici que ça se passe. »

"Rôle de prof", enfin presque... La demoiselle s'installa au troisième rang et c'est alors que je me souvins d'où je la connaissais. Elle s'appelait Lexie et je m'étais envoyé en l'air avec elle une semaine auparavant. Si je m'attendais à ça. Je la fixais longuement sans aucune gêne avant de réussir à articuler:

« - C'est le premier cours pour vous, Lexie alors je serais indulgent pour ce retard mais faites au moins l'effort de prendre des notes. Ou même de faire semblant, ça suffira. »

L'appeler par son prénom, ce n'était pas l'idée du siècle. Il y avait énormément d'étudiants alors quand un prof retenait le prénom de l'un d'entre eux, c'est qu'il devait vraiment être spécial. Là, c'était le cas de le dire. Je tentais de commencer le cours mais ma voix était légèrement tremblante et moins assurée que d'habitude. Je jetai de bref coup d'oeil vers Lexie dont le visage semblait se décomposer au fil des minutes. Je lui aurais bien proposé d'aller à l'infirmerie si elle ne se sentait pas bien, ça aurait été une bonne excuse pour l'accompagner et lui demander si elle avait pas une envie soudaine de changer de classe. De toute façon, je pourrais toujours la convoquer à la fin du cours. Mais maintenant, je ne savais pas ce qui m'attendait. Comptait-elle me faire payer le fait hasardeux que je sois son prof ou allait-elle se montrer la plus discrète de la classe. Dans le doute, je tentais de me montrer sévère d'avance, espérant lui passer l'envie de faire une tentative stupide.

« - Vous deux, dans le fond, vous balancez encore des boulettes de papier comme des gamins, j'vous oblige à les bouffer et vous irez faire de la pâte à modeler chez le dirlo, c'est clair ?! »
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